Une si belle lumière........

 Une si belle lumière........
T'avais mis ta robe légère
Moi, l'échelle contre un cerisier
T'as voulu monter la première
Et après

Y a tant de façons, de manières
De dire les choses sans parler
Et comme tu savais bien le faire
Tu l'as fait

Un sourire, une main tendue
Et par le jeu des transparences
Ces fruits dans les plis du tissu
Qui balancent

Il ne s'agissait pas de monter bien haut
Mais les pieds sur les premiers barreaux
J'ai senti glisser le manteau
De l'enfance

On n'a rien gravé dans le marbre
Mais j'avoue souvent y penser
Chaque fois que j'entends qu'un arbre
Est tombé

Un arbre, c'est vite fendu
Le bois, quelqu'un a dû le vendre
S'il savait le mal que j'ai eu
A descendre

D'ailleurs en suis-je descendu
De tous ces jeux de transparence,
Ces fruits dans les plis des tissus
Qui balancent ?

J'ai trouvé d'autres choses à faire
Et d'autres sourires à croiser
Mais une aussi belle lumière
Jamais

A la vitesse où le temps passe
Le miracle est que rien n'efface l'essentiel
Tout s'envole en ombre légère
Tout sauf ce goût de fièvre et de miel

Tout s'est envolé dans l'espace
Le sourire, la robe, l'arbre et l'échelle
A la vitesse où le temps passe
Rien, rien n'efface l'essentiel

J'ai trouvé d'autres choses à faire
Et d'autres sourires à croiser
Mais une si belle lumière
Jamais

Et voilà que, du sol où nous sommes,
Nous passons nos vies de mortels
A chercher ces portes qui donnent
Vers le ciel

# Posté le samedi 25 avril 2009 18:55

N'oublie pas qui je suis.....

Sonne le clairon...
Pour moi, s'il te plaît.
Au fil des saisons,
N'oublie jamais... comment j'étais.

Pour moi, c'est la fin.
Je suis fatigué.
Je ne suis plus rien.
Rien... qu'un c½ur blessé.

Rien qu'un soldat
Qui a livré son ultime combat,
Jusqu'au dernier.., soupir.
Emmène-moi... ou laisse-moi mourir.

Sonne le clairon.

Dis-leur que je pars.
Mais les chemins d'antan
Ne mènent plus nul part.

Et sans lumière, j'ai
Peur de tomber,
Au c½ur de la nuit,
D'abandonner... la vie,
De m'en aller.

Mais loin, là-bas,
Quelque part, dans le ciel,
Une voix m'appelle:
"N'oublie pas qui tu es!"

"Si tu perds espoir,
Ton courage va retomber.
Relève-toi ce soir,
N'oublie pas qui tu es."

"Lève-toi, soldat!
Il reste encore un combat!
Et tu dois... gagner!
Oui! Pour la liberté!"

Bryan Adams (Spirit l'étalon des plaines)

# Posté le samedi 25 avril 2009 18:43

Modifié le jeudi 30 avril 2009 04:40

Souvenir vague ou les parenthèses

Souvenir vague ou les parenthèses

Nous étions, ce soir-là, sous un chêne superbe
(Un chêne qui n'était peut-être qu'un tilleul)
Et j'avais, pour me mettre à vos genoux dans l'herbe,
Laissé mon rocking-chair se balancer tout seul.

Blonde comme on ne l'est que dans les magazines
Vous imprimiez au vôtre un rythme de canot ;
Un bouvreuil sifflotait dans les branches voisines
(Un bouvreuil qui n'était peut-être qu'un linot).

D'un orchestre lointain arrivait un andante
(Andante qui n'était peut-être qu'un flon-flon)
Et le grand geste vert d'une branche pendante
Semblait, dans l'air du soir, jouer du violon.

Tout le ciel n'était plus qu'une large chamarre,
Et l'on voyait au loin, dans l'or clair d'un étang
(D'un étang qui n'était peut-être qu'une mare)
Des reflets d'arbres bleus descendre en tremblotant.

Et tandis qu'un espoir ouvrait en moi des ailes
(Un espoir qui n'était peut-être qu'un désir),
Votre balancement m'éventait de dentelles
Que mes doigts au passage essayaient de saisir.

Votre chapeau de paille agitait sa guirlande
Et votre col, d'un point de Gênes merveilleux
(De Gênes qui n'était peut-être que d'Irlande),
Se soulevait parfois jusqu'à voiler vos yeux.

Noir comme un gros paté sur la marge d'un texte
Tomba sur votre robe un insecte, et la peur
(Une peur qui n'était peut-être qu'un prétexte)
Vous serra contre moi. - Cher insecte grimpeur !

L'ombre nous fit glisser aux chères confidences ;
Et dans votre grand oeil plus tendre et plus hagard
J'apercevais une âme aux profondes nuances
(Une âme qui n'était peut-être qu'un regard).

Auteur : Edmond Rostand, chanté par Julos Beaucarne

J'aime tout particulièrement ce poème de Rostand.Je suis fan de Julos Beaucarne depuis des années. Fan n'est pas le mot, j'apprécie son ½uvre et j'aime l'homme. Je ne peux que vous inviter à le découvrir pour ceux qui ne le connaitraient pas encore. Profondément humaniste, amoureux de l'univers, ami des arbres, conteur, chanteur, comédien, écrivain, comment d'écrire cet être à part ? Un bout de son monde là.

# Posté le samedi 25 avril 2009 13:18

Modifié le samedi 25 avril 2009 14:25

Aphorismes.........Le retour!!!!!!!!!

Aphorismes.........Le retour!!!!!!!!!
L'amour, c'est lorsqu'on convie l'autre à la table de sa solitude.

Le cochon préférerait que tout en lui ne fût pas bon.

La nuit se charge de ramasser les miettes de soleil tombées dans les sous-bois.

Asphalte : ne connaissant plus les cahots du chemin, l'homme moderne ignore les rebondissements du voyage.

Marcher sans but est un objectif.

L'océan est un cinémascope : il ne connaît que la nouvelle vague.

Neige, la poudre aux yeux de l'hiver.

Il faut avoir l'âme éteinte pour appeler « nature morte » un bouquet de fleurs couvert d'insectes.

La pluie souffre-t-elle en tombant ?

La sauterelle, point d'exclamation des prairies.

La mouche prise au piège de l'araignée a la consolation de mourir dans la soie.

Je suis sourd au pays où la lumière aveugle.

Longtemps j'ai cru que les phares (marins) appelaient à l'aide

La nostalgie, c'est être indigné que le temps ose passer sans nous.

J'aime tellement les insectes que les cafards me donnent de l'espoir.

Qu'est ce qui fait rugir les quarantièmes ?

La ronce est la vengeance du sentier battu

# Posté le vendredi 24 avril 2009 14:17

Citations

Citations
Que celui qui ne sait quoi faire de ses mains les transforme en caresses.
J Salomé

Que l'importance soit dans ton regard et non pas dans la chose regardée.
A. Gide

Si tu veux tracer un sillon droit, attache ta charrue à une étoile.
Proverbe Berbère

Le bruit fait peu de bien et le bien peu de bruit.
J Berry

L'imbécile sait tout mais il ne comprend rien.
J Yanne

# Posté le vendredi 24 avril 2009 13:09

La Nymphe et le Papillon

La Nymphe et le Papillon
Une nymphe rêvait assise au bord de l'eau fuyante d'un ruisseau. Elle se disait que l'Amour était cruel, impossible, qu'il n'était que souffrance. Son coeur, pourtant, en débordait. Elle aimait.
Un papillon se posa sur son nez.
Quel effronté !
Il la chatouillait.
Elle se mit à rire, à éternuer.
Il continuait.
Sa peine s'envola.
Délicatement elle le prit sur un doigt.
Une larme coula de ses yeux, reste de ses pensées. Une larme d'Amour qui vint mouiller les ailes du taquin "chatouilleur"....
C'est alors qu'apparurent de sublimes couleurs. Filles de l'amour, du rire et de la douceur.
La nymphe dit : "Va ! Va porter de l'Amour à ceux qui n'en n'ont pas..."

Un jeune homme lisait assis seul sur un banc. Un papillon passa porté par quel vent ?
Puis un autre arriva et un autre et un autre.....
Un ballet de couleurs illuminait le ciel.
Le jeune homme leva le nez, oubliant son ouvrage.
Un parfum étrange chatouillait ses narines. Il se sentait porté par une immense douceur. Il sourit.....

C'est depuis ce jour que tous les papillons sont des mots d'Amour.
Il y en a des simples et des plus chatoyants, peu importe.
Qu'Ils disent : "Je suis là", ou bien ,"Ne prends pas froid", "Prends soin de toi".
Ils disent tous "je t'aime" et leurs couleurs, poudre d'étoile, sont fragiles comme un "je t'aime".
N'y touchez pas, respirez les !

Séléna

# Posté le jeudi 23 avril 2009 13:03

Nous voilà de retour !

Nous voilà de retour !
Nous voilà de retour après quelques semaines d'absence. Non ce n'était pas les vacances!
Si vous voulez savoir, et bien je n'ai pas été tous les jours bien sage et je n'en demande pas pardon.
Non mais !
J'ai aboyé après tout ce qui bouge. Je vous assure que c'est à vous mettre la tête comme un melon. Du moins c'est ce qu'a dit ma p'tite mère. Comme c'est contagieux Séléna a fait de même. Il y a eu du concert dans l'air !
Rock celtique ? Non mais rock teckélien oui. Le métal à côté c'est de la musique douce !
Même que Séléna elle a une drôle de voix. Chuttt !
J'ai rencontré un bébé labrador de trois mois, Ely, et je n'ai pas du tout sympathisé avec elle. J'en passe et des meilleures ! Je suis jalouse de tout et de tous, enfin voilà j'ai un caractère abominable !
Ma ptite mère m'a dit qu'elle va arrêter de me traiter comme son bébé parce que je suis une capricieuse et que je lui fait honte. Même pas peur, elle m'aime trop. Et puis nous étions à la campagne !
Enfin voilà, je suis TERRIBLE !!!!!!!!!!!!! Contente de vous retrouver.
Bella Notté
Ben si je peux parler un peu j'aimerais dire que moi aussi je suis contente de vous retrouver. Par contre j'ai été sage, comme d'habitude. Je ne me suis pas faite remarquer. Et ce n'est pas facile avec une petite soeur comme Bella Notté. En plus elle est malade en voiture, et devinez où elle vomit ? Oui, c'est ça !
Elle est TERRIBLE !!!!!!!!!!!
Séléna

# Posté le jeudi 23 avril 2009 09:57

Modifié le jeudi 23 avril 2009 11:19

A bientôt

A bientôt
Je voulais vous offrir ces quelques contes avant de partir pour trois petites semaines .
Promis je passerai vous voir le week-end. Prenez soin de vous.........

# Posté le samedi 28 mars 2009 08:02

Juste une rose rouge........

Juste une rose rouge........
Ce matin j'ai reçu un cadeau. Une rose rouge........Une rose rouge cela veut dire je t'aime.
Ce n'est pas rien.....
Merci Francine ton geste me touche infiniment

# Posté le samedi 28 mars 2009 07:59

Histoire de paradis et d'enfer

Histoire de paradis et d'enfer
Un homme et son chien marchaient le long d'une route.
L'homme admirait le paysage quand tout à coup il réalisa qu'il était mort.
Il se rappela sa mort et réalisa que son chien aussi était mort depuis des années.
Il se demandait où le chemin les amènerait. Après un moment, ils approchèrent d'une grosse roche
blanche. Elle ressemblait à une bille. Rendu au sommet, il vit qu'elle était fendue et qu'une lumière en
jaillissait.
Quand il s'approcha, il vit une route en or pur et une magnifique entrée. L'homme et son chien marchèrent
jusqu'à la porte. Au fur et à mesure qu'ils approchaient, l'homme vit un autre homme assis à une table.
Quand il fut assez proche, il demanda à l'homme :
"Où sommes-nous ?"
-"Vous êtes au paradis monsieur"
-"Ça par exemple ! Est-ce que vous auriez de l'eau ?"
-"Bien sûr! Entrez, je vais vous faire venir de l'eau froide dans un instant."
L'homme fit quelques gestes et la porte ouvrit.
-"Est-ce que mon chien peut entrer ?" demanda-t-il en pointant le chien.
-"Désolé monsieur, mais nous n'acceptons pas les animaux."
L'homme réfléchit et décida de reprendre le chemin.
Après une longue marche, au sommet d'une colline, il croisa une route de terre qui le mena à une porte de
grange qui avait l'air de n'avoir jamais été fermée. Il n'y avait pas de clôture.
Alors qu'il s'approchait, il vit un homme appuyé sur un arbre qui lisait un livre.
-«Excusez moi monsieur, est-ce que vous avez de l'eau ?
-"Bien sûr, il y a une pompe un peu plus loin."
Il pointa plus loin mais on ne voyait rien.
-"Venez à l'intérieur, je vous la montre"
-"Est-ce que mon ami peut venir ?
-"Bien sûr, il doit y avoir un bol près de la pompe"
Ils traversèrent la porte et virent une vieille pompe avec un bol à ses côtés. L'homme remplit le bol, prit
une gorgée et donna le reste au chien.
Quand ils eurent fini, ils retournèrent voir l'homme qui était toujours près de l'arbre.
-"Comment appelez-vous cet endroit ?"
-"Mais c'est le paradis"
-"C'est bizarre. L'homme que nous avons rencontré un peu plus tôt a dit la même chose."
-"Ah! Vous parlez du chemin en or et de la porte en perle ? Non, ça c'est l'enfer"
-"Mais ça ne vous fâche pas qu'ils utilisent votre nom comme ça ?"
-"Non, mais je comprends que vous me posiez la question. Nous sommes seulement contents qu'ils
attirent les gens qui laissent leurs amis derrière."

# Posté le vendredi 27 mars 2009 11:57

Modifié le vendredi 27 mars 2009 19:55